Un peu d'histoire


En 1457, on ne parlait pas encore d'Eysins mais de Oysissi ce qui signifie "charmant pays". Les rois de Bourgogne ne s'y sont pas trompés et, aux environs de l'an 1000, ils possédaient à Eysins une ferme royale. Rodolphe III y réunissait un conseil auquel assistaient les principaux seigneurs de son royaume. Peut-être quelques-uns furent-ils à l'origine des grandes familles féodales de notre pays. Cette ferme royale, que l'on a appelée "château" se trouvait à Terrebonne. Les Romains, avant eux, s'étaient installés sur ces terres eysinoises, preuves en sont les vestiges d'un aqueduc et d'une nécropole retrouvés sur notre territoire communal.

Au XIVème siècle, Eysins fait partie des terres du Comte de Savoie et du Baron de Vaud. En 1417, un différend surgit entre l'abbaye de Bonmont et le prieuré de Nyon au sujet de la dîme d'Eysins. Ce fut le début d'une ère de conflits et de grognes entre les communes de Nyon, Signy et Eysins pour des questions d'utilisation des pâturages aux alentours des villages. Ces chicanes durèrent 454 ans et le procès final 18 ans. Eysins et Signy gagnèrent la première manche, mais Nyon déjà plus puissante à l'époque réussit à faire réformer le jugement en sa faveur.

Huit siècles plus tard, en 1807, le village vit naître Juste Olivier, le poète et historien du canton de Vaud et, en 1810, Urbain, son frère, le romancier qui fut même Syndic d'Eysins. Un monument édifié devant l'administration communale rappelle ces deux hommes illustres, tout comme le drapeau d'Eysins car en 1921, la Commune a repris pour ses nouvelles armoiries les émaux et les roses des armes Olivier, la croix étant inspirée des armes de Savoie.